Ecole Jean Piaget – Atelier Théâtre #1

Les CM1 de l’école Jean Piaget ont découvert aujourd’hui avec Stève le travail qu’ils vont mener pour la grande fête de l’Ecume des Vents. Après un travail sur le chœur et  le rythme, les enfants ont commencé à jouer autour du texte “Vigies”… de bons moments en perspective ! Vivement jeudi prochain pour la suite.

Le voyage de la plante nomade

Comme nous vous l’avions expliqué dans un article précédent, les 15 groupes participant à l’Écume des Vents vont accueillir au sein de leur classe une plante un petit peu particulière : la plante nomade.

Mais qu’est-ce qu’elle peut bien avoir de si particulier cette plante ? Figurez-vous qu’elle parle !

Rappelez-vous : début janvier, on vous racontait la première semaine de résidence du collectif ExSitu au sein de l’école de Plogonnec pendant laquelle Fanch & Barth ont testé toute une série de capteurs permettant de voir et d’entendre les réactions des végétaux à la lumière, la chaleur, aux variations de CO2, … À la fin de cette semaine de résidence, avec la complicité des élèves et de Jean-Christophe Désert, le langage de la plante a été traduit en bruitages et en sons fait maison qui permettent alors à la plante de … parler !

Et puis, fin janvier, on vous laissait entendre qu’avec l’aide de l’association CACTUS, cette plante nomade allait pouvoir traverser tout le Finistère, sans vous donner plus d’explication.

Nous voilà début mars, le lundi 08 précisément, et c’est le début du voyage de la plante, ou plutôt DES plantes. Trois plantes vont circuler à travers tous le Finistère, de Morlaix jusqu’à Penmarc’h en passant par Plogoff, Quimper ou encore Scaër. Les enfants de l’Écume des Vents vont alors pouvoir expérimenter la vie d’une plante pendant un dizaine de jours.

Le kit de la plante nomade se compose de 3 boîtes : une boite avec les capteurs, une boite avec l’audio et une boite que l’on appelle « le cerveau » qui est un petit ordinateur qui permet de récupérer toutes les informations des capteurs. Et bien sûr, de la plante !

• 1 – les enceintes qui diffusent tous les mots doux de la plante • 2 – les capteurs qui permettent d’enregistrer tout ce que ressent la plante • 3 – « le cerveau » qui enregistre la totalité des informations fournies par les capteurs

Le vendredi 05 mars, Fanch & Barth sont descendus de Nantes pour venir faire une petite formation aux bénévoles de Cactus. Allumer la plante et connecter les capteurs, c’est tout un processus et il y a un ordre précis à respecter !

Nos deux artistes-chercheurs ont fournis un « kit médiation » qui servira aussi bien aux bénévoles de CACTUS pour l’installation qu’aux institutrices de l’Écume des Vents pour apprivoiser la plante. Un petit livre d’or a également été placé dans chaque plante afin que les enfants puissent raconter la cohabitation avec ce drôle d’être vivant.

Tout le monde est très attentif à l’explication de Fanch & Barth !

L’Écume des Vents : à l’époque

Une série en 16 épisodes écrite par Karin Serres

Aujourd’hui, dans le Finistère, tout le monde a entendu parler de l’Ecume des Vents, d’une façon ou d’une autre. Voilà ce qu’on en dit : “Ça parle de poissons volants avec une fête avec les enfants et les mouettes et tous les animaux vivants.” Ou encore : “Il y avait un vent salé qui attirait les poissons, il y avait un vent sucré qui attirait les enfants, les deux vents se croisaient et ça faisait une fête extraordinaire et peut-être qu’en ce moment, ça fait plus ça mais quand on s’approche de la mer, on dirait que ça revient alors peut-être que ça va recommencer.”

Si l’Ecume des Vents était un paysage, elle se déploierait en 16 tableaux ou 16 cartes. Si c’était une symphonie, elle enchaînerait 16 mouvements musicaux. Si c’était une recette de cuisine, elle aurait 16 ingrédients. Si c’était une série télé, elle s’appellerait : “L’Ecume des Vents : à l’époque” et aurait 16 épisodes que voici pour vous qui allez la faire renaître tous et toutes ensemble, à votre façon, cette année.

Michel Aïdonidis, chef du centre Marine & Offshore de Brest à Météo France a un message pour vous !

Dans la lentille du microscope

Notre célèbre compagnon du plancton, Pierre Mollo, était de retour à Penmarc’h pour un nouvel atelier avec les élèves de CM1 de l’école Thomas Donnard.

Notre passionné-passionnant amoureux du plancton est venu avec sa pêche du matin et tout un matériel pour analyser ces êtres vivants invisibles à l’œil nu mais si indispensables à notre éco-système !

Lors de sa première intervention, Pierre Mollo avait enseigné ceci aux enfants : “Rien ne ressemble moins à une goutte d’eau qu’une autre goutte d’eau”. Il est venu prouver cette théorie ce lundi 15 février avec une après-midi de mise en pratique. Équipés de microscopes, les CM1 de l’école Thomas Donnard ont eu la chance d’observer la vie du plancton au cœur d’une goutte d’eau.

Pour faire un petit rappel, Pierre Mollo a découvert sa passion pour le plancton lors d’un séjour au Japon où il fait une rencontre qui a changé sa vie. Il ne parle pas le japonais et là-bas personne ne parle le français ou l’anglais mais tous ont une langue commune : celle du plancton. On lui enseignera une chose : “d’abord tu observes, ensuite tu dessines, puis tu cherches la bonne famille de plancton dans les livres”. Il faut s’armer de patience mais chaque nouvelle découverte est source d’émerveillement.

C’est cette leçon que Pierre Mollo a souhaité enseigner aux élèves de Penmarc’h en leur demandant de dessiner tout ce qu’ils pouvaient voir dans le microscope pour ensuite aller chercher dans les livres.

Le compagnon du plancton avait amené avec lui ce qu’il appelle “ses bibles”, les enfants ont donc pu en apprendre davantage aussi bien sur le zooplancton que sur le phytoplancton.

Le prochain atelier aura lieu le 18 mars et notre passionné-passionnant a prévu une activité un peu particulière : devenir Pierre Mollo pour une matinée ! À vos bottes, nous allons pêcher le plancton !

Une danse de l’époque

Presque tous mes groupes ont commencé à danser avec Véronique qui patiemment leur transmet la chorégraphie de l’Écume des Vents qu’elle a imaginée pour cette fameuse fête à la Pointe du Raz.

En voici le déroulé si vous voulez répéter à la maison :

TRAME CHOREGRAPHIQUE : LA DANSE DE LA FÊTE (Projet l’Ecume des Vents)

• Moi, pour vous, je vais danser une danse très ancienne, la danse de la Terre et de la Mer
(2 fois : 1 fois vers le centre du cercle, 1 fois vers l’extérieur du cercle)

• Se tourner vers la droite et marcher 4 pas, mouvement du Vent Sucré (vers l’extérieur du cercle), marcher 4 pas, mouvement du Vent Salé (vers le centre du cercle)

• 4 signaux : n°1 (le mien), n°2 (propre à chacun.e), n°3 (le mien), n°4 (propre à chacun.e)
4 signaux (en alternant mes deux signaux avec les signaux des élèves) en faisant ¼ de tour par signal (les élèves proposent 2 signaux personnels ou 4 signaux personnels pour les plus grands)
• Tourner lentement sur soi-même comme la Planète Terre

• « Plie les genoux/tends/mouvement du bassin » répété deux fois
Geste du Guetteur (aller-retour)
(2 fois : 1 fois vers le centre du cercle, 1 fois vers l’extérieur du cercle)

• Se tourner vers la droite : 4 pas /mouvement du Vent Sucré/4 pas/ mouvement du Vent Salé

• 4 signaux vers le centre du cercle /4 signaux avec ¼ de tour par la droite

• Tourner lentement sur soi-même comme la planète Terre

• Les Poissons Volants : nagent (cercle du bras gauche puis du bras droit, comme le crawl), montent à la surface et plongent (deux fois), font des ronds dans l’eau (geste vif des doigts)
(2 fois : 1 fois vers le centre du cercle, 1 fois vers l’extérieur du cercle)

• Les Cormorans secouent leurs ailes, ils volent (course) : 2 fois de suite

• Tournés vers le centre du cercle : les enfants touchent la Terre (descente au sol lente), écoutent la Terre, sentent le parfum de la Lande (remontée lente debout) et pointent une Etoile dans le ciel
• Descendre lentement le doigt pointé et tourner lentement sur soi-même comme la Planète Terre
• Les 4 Saisons : hiver (crépiter des pieds), printemps (mains jointes : la sève de l’arbre qui remonte), été (les mains rayonnent), automne (chute de chaque main comme deux feuilles)
(2 fois : 1 fois vers le centre du cercle, 1 fois vers l’extérieur du cercle)

• Les Cormorans secouent leurs ailes , ils volent : 2 fois de suite

• Tournés vers l’extérieur de cercle : les enfants touchent la Terre (descente au sol lente),
écoutent la Terre, s’allongent sur le dos (tête vers l’extérieur du cercle) et contemplent le Ciel.

On the road again and again

Une semaine de route au petit matin dans le Finistère pour l’Écume des Vents ….

La vie des artistes en dehors des ateliers

Nous vous avons fait des articles sur nos ateliers avec les enfants, mais l’Écume des Vents c’est aussi beaucoup d’heures de réunions, de brainstorming, de repas (merci merci merci Corinne !), de route, de pique-niques dans la voiture entre deux écoles du Finistère, des paysages dépaysants pour les non Bretons que nous sommes en partie dans l’équipe… alors voici quelques images de notre écumage du mois de février.

Hâte de retrouver tous les enfants/ados de cet incroyable projet en mars !

Merci à Très Tôt Théâtre de nous permettre de vivre cette folle aventure 🙂

Merci Nolwen et Cécile !

Atelier théâtre Douarnenez #1

C’est parti ! Le premier atelier de théâtre pour la MJC de Douarnenez avec Stève a eu lieu cet après-midi. Au programme, l’équilibre du plateau, la découverte du chœur, le travail sur l’écoute et le groupe mais aussi la découverte du texte “les nuages enthousiastes” que nous a écrit Karin. Un après-midi beaucoup trop court pour pouvoir tout faire, heureusement on se retrouve le 13 mars pour le deuxième atelier.